Fermeture
La crypte et la tour seront fermées du 11 au 14 novembre .

Histoire du monument

La crypte de la cathédrale de Bourges n’est pas enterrée (contrairement à l’étymologie !) et sert de soubassement au chœur de la cathédrale afin de pallier une dénivellation de six mètres. 

Commencée en 1195, ce lieu plein de lumière reprend le plan du chœur situé au-dessus. Il permit de servir d’atelier aux tailleurs de pierre durant la construction de l’édifice.

La « crypte » accueille depuis 1994 les fragments du jubé de la cathédrale. Érigé au XIIIe siècle,  le jubé séparait initialement la nef (accessible aux fidèles) et le chœur (réservé au culte divin). Sa partie haute représentait un récit imagé de la Passion et de la Résurrection du Christ. Il fut supprimé en 1758 pour permettre une meilleure participation des fidèles au culte.

Le tombeau du duc Jean de Berry (1340-1416) est visible au centre de la crypte. Œuvre de Jean de Cambrai, le gisant en marbre blanc repose sur une dalle de marbre noir. La partie basse du cénotaphe a été mutilée à la Révolution. Il était à l’origine installé dans la Sainte Chapelle de Bourges.  Détruite en 1757, les vitraux de celle-ci ornent actuellement les baies de la crypte.

Au centre, la rotonde abrite une mise au tombeau monumentale (XVIe) offerte par le chanoine Jacques Dubreuil. Elle renferme également les tombes des archevêques de Bourges décédés depuis la Révolution.